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NOUVELLES INTRUSIONS 2021/2025

Avec la série Intrusions, Miryan Klein engage depuis plusieurs années un dialogue viscéral entre surface et profondeur. Ses œuvres ne représentent pas : elles forcent une rencontre.

Une irruption. Une faille ouverte dans la matière.

Les premières Intrusions exploraient déjà ce territoire de tension. Par des strates froissées, des coupures nettes, des formes lacérées, Klein abordait la toile comme un corps. Un corps qui garde les traces, les nerfs à vif, les cicatrices invisibles. Ces œuvres étaient silencieuses mais profondes, presque anatomiques.

Dans ce nouveau cycle, l’intrusion devient plus radicale, plus formelle, plus frontale.

 

Le papier kraft est brut, rugueux, travaillé à vif.
Le plexiglas, lisse et glacé, reflète sans protéger.

La peinture ne couvre plus : elle délimite, elle découpe, elle expose.

 

La transparence révèle les tensions internes, la couleur surgit comme un cri maîtrisé.
Il ne s’agit plus de murmurer à la peau du monde,
mais de forcer l’œil à pénétrer une structure mentale, une émotion contenue.

 

Klein ne propose pas une lecture.
Elle construit un espace de friction.

Entre ce que l’on voit — et ce que l’on ressent.
Entre surface et blessure.

 

L’œuvre est intrusion. Mais aussi résistance.

Un espace où la matière, poussée à ses limites, finit par parler d’elle-même.

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