Miryan KLEIN

Que rajouter aux propos si bien exprimés de Bert POPELIER concernant une artiste aussi préoccupée par le monde qui nous entoure et qui l’exprime avec autant de justesse et d’acuité dans son immense travail ?
Ce dernier englobe les problèmes actuels intéressant des thèmes toujours d’actualité et qui s’expriment d’une façon surréaliste et sociologique dans le sillage de l’Ecole de Nice et des nouveaux Réalistes dont elle est le prolongement dans une expression plus roche de la réalité malgré un thème qui paraît récurrent et peut-être plus actualisé : la Société de Consommation et son terrible impact sur notre civilisation
.Bien sûr l’environnement n’est pas oublié et la surpopulation, le métissage des humains, une totale incommunicabilité entre eux et chaque œuvre, objets, installations, toiles nous renvoient toujours à une justesse conceptuelle qu’elle exprime telle que Restany ne l’aurait pas reniée.
Mais avec ces soixante ans d’écart par rapport à la naissance du nouveau réalisme, après la seconde guerre mondiale, cette surchauffe de la surconsommation, cette attente progressive de l’environnement, la massification persistent de plus en plus et Miryan Klein s’autorise à la manifester en seconde intention, plus concrète, plus conceptuelle avec chaque fois un médium différent : Installation où la fée électricité domine, toiles, néons, lumières artificielles.
Ce qui est passionnant chez elle, c’est l’interpellation de cette vie sociale totalement imprégnée par la surabondance dans tous les domaines et comme dit marie GAYET : " c’est une artiste très engagée sur le monde présent et à venir, une militante pour un monde meilleur ".
Les artistes en général prévoient, anticipent, Miryan, elle, fait un bilan dans le cadre d’un art d’interprétation " suggéré ".

Jacques ALDEBERT
Président de l’International Contemporary Art Association